Aarale BEN ARIE: là où l’est rencontre l’ouest (2)

Aarale Ben-Arie : là où l’Est rencontre l’Ouest (deuxième partie)
(un article ARTISTS PLANET paru dans le magazine METEOR)

Traditionnellement, les matériaux utilisés dans la fabrication des sculptures
sont le bois, le métal, l’or, la peinture, etc.

Au cours de ses expérimentations conceptuelles, Aarale a longtemps entretenu une relation particulière aveaaraleec les bois de tous types et de tous poids, s’appliquant à examiner leurs propriétés physiques afin de pouvoir formuler de nouveaux concepts esthétiques. En langage moderne, le bois est devenu pour le sculpteur un objet d’art à part entière, sans séparation entre image et surface. Ses recherches approfondies l’ont mené au point où la transformation du bois est devenue à la fois le sujet et l’objet de son art.

Même si l’objectif principal du travail d’Aarale est d’examiner des modèles de pensée qui explorent l’essence du langage artistique, il est possible avec l e recul de considérer, en termes iconographiques en particulier, les codes proposés dans son discours sur la nature et sur la validité de la représentation comme des moyens de vérification empirique. Parmi ces codes, on retrouve l’expérience de la nature, l’expérience artistique extraordinaire et une expérience esthétique forte impliquant physiquement les spectateurs dans leur environnement.

Le Chameau d’or (The Gold Camel), par exemple, véhicule cette méthode de codage, qui juxtapose une structure intellectuelle et un style expressionniste. Cette œuvre a un
e valeur nostalgique positive, renvoyant le spectateur à des paysages d’Egypte, d’Israël, et d’autres lieux du Moyen-Orient. Ici, comme ailleurs, l’artiste utilise ses premières rencontres avec ces lieux comme matériaux pour sa sculpture.

Les matériaux et anti-matériaux utilisés par Aarale Ben-Arie évoquent la relation hiérarchique entre le bois et l’or. La brillance de l’or lui confère un statut supérieur qui contraste avec le côté terne du bois, matériau de statut inférieur. C’est une vision autoritaire, forte, une source d’unicité et d’union entre l’individuel et le collectif. Le Chameau d’or symbolise ainsi les voyages d’Aarale entre l’espace et le temps tandis que les topographies se transforment en hiérarchies entre conquis et conquérants, exploités et exploitants. De la même façon, ses œuvres font référence aux conquêtes coloniales d’Europe et du Moyen-Orient, à l’impérialisme et aux frontières définies de manière artifiaaralee2cielle.

Une autre dynamique opère dans les sculptures Hh kat, Eesh et The One (L’élu). Elles invitent le spectateur à pénétrer dans le monde intérieur d’Aarale, tout en lui refusant de pouvoir y accéder totalement. Les objets nous permettent de voir mais pas de toucher, préservant ainsi une certaine distance entre notre présent et le passé évoqué par ces œuvres, un passé qui ne peut être réellement présent pour l’artiste que pendant le processus de création.

Peut-être ne pourrons-nous jamais vraiment appréhender la distinction entre sujet et objet, activité et passivité, et ne faire qu’un avec l’histoire t
elle que nous essayons de nous la rappeler ou de nous la représenter. Aarale Ben-Arie utilise ses hiéroglyphes pour agrémenter ses recherches et exprimer l’unité, les correspondances et les échos sous-jacents, à travers le temps et l’espace infinis de cultures et de civilisations différentes, chacune avec ses secrets codés. En faisant cela, l’artiste déambule aux frontières d’un autre espace, une zone spirituelle qui le fascine et qu’il partage finalement avec nous, tentant avec grand talent de nous rapprocher de l’essence de la vie, de la nature et du cosmos.

Dr Shirat-Miriam SHAMIR (Docteur en Arts et commissaire d’exposition), paru dans le magazine METEOR

 

Mordecaï ARDON – l’esprit des pionniers

Mordecaï ARDON – l’esprit des pionniers
(un article ARTISTS PLANET paru dans ASHDOD CAFE)

Mordecaï Ardon fait partie de ces artistes qui un jour, comme beaucoup d’entre nous aujourd’hui, ont fait le choix de quitter leur pays d’origine, de s’installer en Israël, et de lier leur destin à celui du pays : le sien était de marquer profondément l’histoire de la peinture israélienne du XXème siècle.

Né Max Bronstein en 1896 à Tuchów (aujourd’ artists-planet-ashdod-cafe
hui en Pologne), l’artiste part en 1919 à Berlin où il va étudier auprès de certains des plus grands peintres de l’époque : Kandinsky, Klee et Lyonel Feininger.

En 1933, alors que le pays est encore sous mandat britannique, il immigre vers Israël et vient s’installer à Jérusalem.

Lorsqu’il  obtient la citoyenneté palestinienne en 1933, il choisit
un nouveau nom, qui maquera notre histoire : Mordechaï Ardon.

De 1940 à 1952, Ardon a dirigé l’École des beaux-arts de Jérusalem, Bezalel puis, en 1974, il obtient un doctorat honorifique en philosophie.

Au cours de ces années passées en Israël la manière de peindre d’Ardon s’est progressivement métamorphosée,  passant d’un académisme figuratif à une peinture plus marquée par des abstractions.artists-planet-ashdod-cafe

Son travail, de plus en plus dominé par la peinture abstraite, est semé de figures symboliques et allégoriques, de fragments de manuscrits, d’étoiles, d’échelles, etc. – puis il va évoluer vers un style abstrait à part entière.

Comme beaucoup de maîtres issus d’Europe centrale, Ardon mélange lui-même ses couleurs, prenant soin de produire la texture, complexe, de ses tableaux.

Son monde intérieur, extrêmement riche, est plein d’associations et de symboles visuels définis, dont le fonctionnement rappelle quelque peu l’un de ses maître, Paul Klee.

Son esthétique personnelle, souvent flamboyante dans son approartists-planet-ashdod-cafeche, se décline toujours en une vaste gamme de couleurs lumineuses, pures.

Dans son œuvre, Ardon représente souvent  le ciel, ce qui lui permet de se relier à la mystique et à la philosophie juives, aux symboles de la Kabbale, à la métaphysique et à une Jérusalem céleste.

« Les fenêtres d’Ardon »,  créés entre 1980 et 1984, est un ensemble de grands vitraux ornant la Bibliothèque nationale et universitaire juive de Jérusalem qui donnent à voir des éléments visuels de la Kabbale.

Internationalement reconnu, Ardon meurt à Jérusalem en 1992.

Il est aujourd’hui considéré comme le père de l’approche régionale dans l’art israélien.

Dr. Shirat-Miriam SHAMIR (Docteur en Arts et commissaire d’exposition)- Paru dans www.ashdodcafe.com

 

Le musée Arié Klang House

Le musée Arié Klang House
(un article ARTISTS PLANET paru dans ASHDOD CAFE)

Arie Klang House est le troisième lieu d’exposition de la ville d’Ashdod, inauguré très artists-planet-ashdod-caferécemment (début 2016). A l’instar du musée d’art, il présente sur trois étages des expositions tournantes. Dans la salle située au sous-sol, la direction a choisi de montrer des chaises, conçues par des artistes locaux, qui mettent en scène le thème souvent traité dans l’histoire de l’art de la chaise vide.  Cette première présentation se compose de soixante-dix chaises. Tout le monde – petit ou grand – peut ainsi y trouver son compte !

Par Nicole SURKES   (www.artists-planet.eu) – Paru dans www.ashdodcafe.com

 

Anna Ticho: Jérusalem sous le pinceau d’une Roula H’adasha

Anna Ticho : Jérusalem sous le pinceau d’une roula h’adasha
(un article ARTISTS PLANET paru dans « ROULA MAGAZINE »)

Anna Ticho est certainement parmi les premières roulas d’Israël à avoir marqué son époque en tant qu’artiste de renommée mondiale. 

Anna Ticho est née en 1894 en République tchèque. Sa famille s’installe à artists-planet-roula-magazine-1
Vienne alors qu’elle est adolescente. A l’âge de 15 ans, elle prend des leçons de dessin puis s’inscrit en école d’art.

En 1912 elle épouse le Dr Abraham Albert Ticho, avec qui elle fait sa Alya et s’installe à Jérusalem.

Avec l’aide d’Anna, Albert y ouvre la première clinique ophtalmologique d’Israël.

La jeune roula commence à dessiner son entourage et son nouvel environnement au crayon ou à l’encre: les patients de son époux, les paysages, les fleurs…

Eartists-planet-roula-magazine-2lle commence par essayer de capter l’étrangeté des paysages rocheux et arides de ce « territoire vierge », où l’on ressent « solitude et éternité », comme elle l’écrit dans une de ses lettres que l’on a pu conserver. Sa vision de Jérusalem reste singulière et personnelle, non nécessairement réaliste.

Par la suite, elle se met à la peinture à l’eau. Ses aquarelles de fleurs couleur pastel sont très facilement reconnaissables.

La demeure des Ticho est aujourd’hui un petit musée appartenant au musée d’Israël. On y trouve une bibliothèque, restée fidèle à l’originale, contenant des ouvrages d’art et de littérature, des livres sur Jérusalem…

On peut y retrouver l’esprit d’une époque ainsi que des expositions temporaires.

Quelques mois avant son décès, en 1980, le Prix Israël lui est décerné.

Son nom est son œuvre subsistent dans les musées d’Israël et aux quatre coins du globe.

Nicole SURKES, la roula d’www.artists-planet.eu (paru dans Roula Magazine)

 

Démarrer une collection d’art: les fondamentaux (II)

Démarrer une collection d’Art : les fondamentaux (2)
Estimer l’importance d’une œuvre dans le parcours de l’artiste
(UN ARTICLE ARTISTS PLANET PARU DANS ASHDOD CAFE)

 

Dans la première partie de cet article nous avons vu comment cerner l’importance d’un artiste avant d’acheter une de ses créations. Cette seconde partie vous permettra d’évaluer l’importance de l’œuvre dans son parcours.

Pour évaluer l’importance d’une œuvre dans le travail d’un artiste il faut commencer par se familiariser au mieux avec son parcours.

Essayez tout d’abord de resituer la pièce que vous voulez acheter dans un contexte de création plus large, en distinguant notamment les différentes périodes de l’artiste : c’est ce qui vous permettra de prendre le recul nécessaire pour évaluer la place de l’œuvre dans son travail.

Comment ?

Les galeries conservent  souvent plusieurs œuvres des artistes qu’ils représentent, dans leurs locaux et dans leur stock : vous pouvez alors demander au galeriste ou au marchand d’art de vous en montrer.

Inspectez soigneusement la pièce qui vous intéresse, regardez à l’arrière, sur les côtés, les bords, examinez la signature et la date de création.

Demandez à l’artiste ou au vendeur de vous expliquer tous les détails que vous trouverez.

Cet exercice est non seulement intéressant: il vous permettra de comprendre l’importance que le vendeur (ou l’artiste)  accorde à l’œuvre qu’il présente.

Demandez s’il s’agit d’un original ou d’une reproduction. Cette question est particulièrement importante lorsqu’il s’agit d’impressions en édition limitée, de lithographies ou de photos.

Beaucoup d’éditions estampillées « œuvres d’art en édition limitée » sont simplement des copies numériques ou des photo-reproductions d’originaux imprimés non pas par les artistes qui les signent, mais par des sociétés d’édition.

C’est la raison pour laquelle lors de l’achat d’une édition limitée il vaut mieux demander s’il s’agit uniquement d’une reproduction ou d’une œuvre portant une signature originale, et conserver une trace écrite de la réponse.

Bien sûr, certaines reproductions sont de très bonne qualité et beaucoup d’amateurs en collectionnent, mais si vous cherchez une œuvre d’art originale, mieux vaut que le vendeur vous garantisse qu’elle est bien de la main de l’artiste.

La mise en perspective de l’œuvre dans le cadre du travail global de l’artiste va aussi vous aider à comprendre  s’il s’agit d’une œuvre « majeure » ou « mineure »,  c’est-à-dire de comprendre son importance par rapport à d’autres créations que vous avez vues. Est-ce que l’œuvre se rapproche des créations les plus complexes, les plus détaillées, bref du « haut de gamme » de l’artiste, d’une œuvre charnière dans son travail, ou est-ce qu’il s’agit simplement d’un dessin au crayon réalisé en deux minutes sur un A4 ? Gardez à l’esprit que les œuvres majeures ont toujours tendance à être plus chères, mais ce sont celles qui ont le plus de chance de prendre de la valeur au fil du temps.

Cette mise en perspective de l’œuvre que vous pensez acquérir vous permettra aussi de comprendre si elle est typique du travail de l’artiste ou pas.

Demandez au vendeur quels sont les sujets, les styles, les dimensions, et les techniques que l’artiste utilise le plus fréquemment (une recherche sur Internet vous aidera aussi à cette étape).

La grande majorité des artistes expérimentent, créant des objets inhabituels ou uniques en leur genre. Ce sont ces pièces « expérimentales » qui sont appelées « atypiques ».

Tenez compte de la date de l’œuvre. Tous les artistes passent par des périodes ou des phases de création plus ou moins inspirées, plus importantes dans leur production globale : celles qui attirent le plus les collectionneurs.

Repérez les différentes périodes de l’artiste et situez l’œuvre que vous comptez acheter dans son parcours.

En le faisant vous pourrez déterminer si votre future acquisition est réellement originale, unique, ou si c’est plutôt une redite de style, ou un sujet qui a déjà été traité maintes et maintes fois avec une même technique.

Certains artistes se cantonnent pendant longtemps à un même style: parfois parce qu’ils sentent qu’il leur correspond exactement, et parfois  simplement parce qu’il se vend bien. D’autres choisissent de travailler selon des codes, des styles et des techniques similaires à ceux d’artistes reconnus.

La plupart du temps les collectionneurs préfèrent acheter des œuvres qui présentent des aspects uniques ou créatives plutôt que des œuvres qui empruntent trop à d’autres artistes, mais il n’y a là aucune règle, et les « redites » sont parfois magnifiques.

Enfin, assurez-vous que l’œuvre que vous regardez est en bon état et faite pour durer, même si elle est toute neuve.

J’étais une fois dans une galerie parisienne qui présentait des tableaux d’un artiste qui travaillait en pressant de la peinture à l’huile épaisse à partir de l’arrière de ses toiles pour faire apparaitre des motifs craquelés sur le devant.

Les tableaux étaient très beaux et originaux, mais combien de temps pourraient-ils tenir sur une toile ?

C’est toujours décevant de payer 5000 € pour un tableau qui commence à se craqueler et à s’émietter en moins de deux ou trois ans…

A suivre…

Julien CHAMLA (www.artists-planet.eu – Conseil en marketing d’Art) – Paru dans www.ashdodcafe.com

 

Démarrer une collection d’art: les fondamentaux (I)

Démarrer une collection d’Art : les fondamentaux (1)
(un article ARTISTS PLANET paru dans ASHDOD CAFE)

 Si vous voulez acheter des œuvres d’art par plaisir ou pour faire un investissement financier, vous n’avez pas besoin d’être un spécialiste ni d’avoir une connaissance approfondie du marché de l’art ou encore un énorme budget.
Ce dont vous avez besoin, c’est d’apprécier l’art et de vous familiariser avec quelques techniques simples qui vous permettront d’estimer les œuvres avant de les acheter.

 En premier lieu, il faut toujours garder à l’esprit qu’il n’artists-planet-14y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » manière d’acheter ou de collectionner des œuvres d’art : chacun doit collectionner selon ses propres critères.

Les conseils qui suivent ne visent donc absolument pas à vous dire ce qu’il faut acheter ou pas, mais uniquement à vous aider à estimer ce que vous comptez acheter avant de dépenser votre argent.

Acheter une œuvre, c’est un peu comme acheter une nouvelle maison : on achète rarement après avoir simplement regardé la façade… On commence toujours par visiter la maison, on inspecte minutieusement chaque pièce, on discute avec le propriétaire, on se renseigne sur le quartier, on pose des questions sur le voisinage et ainsi de suite.

Pourchagall une œuvre d’art, c’est la même chose ; avant de l’acheter vous devez vous poser quatre questions :

  1. Qui est l’artiste?
  2. Quelle est l’importance de l’oeuvre que vous souhaitez acheter dans son parcours artistique?
  3. Quelle est la provenance et l’histoire de l’œuvre ?
  4. Est-ce que le prix demandé est justifié ?

 La quantité, la qualité et l’accessibilité des informations que vous trouverez pour répondre à ces quatre questions sont fondamentales.

C’est très simple : sur le marché de l’art, le prix d’une œuvre est proportionnel à la reconnaissance et à la popularité d’un artiste, et plus il est connu, plus vous trouverez d’informations à son sujet.

1.    Qui est l’artiste?

Pour répondre à cette première question, vous disposez de deux sources d’information : l’oral et l’écrit.

Pour ce qui est de l’information orale, il s’agit la plupart du temps de la présentation donnée par la galerie qui présente l’œuvre, ou par un revendeur, voire parfois par l’artiste lui-même.giacommeti

Elle est également celle qui provient d’amis, de connaissances, de collectionneurs rencontrés, etc.

Les sources écrites sont généralement facilement accessibles par Internet. Le site de l’artiste et des galeries qui le représentent sont tout aussi importants que des sites tiers sur lesquels vous trouverez des informations: Y a-t-il des sites ou des forums qui le mentionnent ou décrivent son travail ? Son profil est-il répertorié sur des sites spécialisés ou des sites de collectionneurs?  Est-ce qu’on trouve ses œuvres sur des sites de vente ? Que donne une recherche Google Images effectuée sur son nom ?  Y a-t-il des sites debetsalel musées qui le présentent? Est-ce qu’il y a des livres en vente sur Internet ou des journaux qui en parlent ?

Plus l’artiste est important, et plus vous trouverez de ressources en ligne.

La période de présence d’un artiste sur le marché a aussi son importance : un artiste de 60  ans qui expose depuis plus de 25 ans a tendance à être plus respecté qu’un artiste du même âge qui en est à sa deuxième exposition.

Bien sûr, une biographie d’artiste répertoriée sur une base de données internationalement reconnue comme www.artprice.com ou sur un guide de cotation comme Akoun a plus de poids qu’une présentation sur un site personnel. Un article de journal en ligne ou papier vaut évidemment mieux qu’une phrase sur un forum. Un artiste présent à l’international sera certainement plus cher qu’un artistnira-nisenholtze local. Et bien entendu, si plusieurs vendeurs en ligne proposent ses œuvres, c’est qu’il est probablement plus important qu’un artiste dont les œuvres sont uniquement vendues sur la page de la galerie qui l’expose.

Dans tous les cas, vous devez commencer par vous renseigner sur l’artiste qui vous intéresse, pour ne pas repartir avec une pièce surévaluée, en cherchant des données du type :

* Date de naissance et de mort (le cas échéant).
* Où, quand et avec qui l’artiste a étudié
* Lieux de vie et de création
* Est-il répertorié dans des bases de données spécialisées (la plus importante étant www.artprice.com )
* Est-il côté et, si l’information est accessible, à combien (voir par exemple sur Artprice ou Akoun) ?
* Quelles sont les galeries, les musées ou les institutions où l’artiste a exposé (expositionsmanray personnelles ou de groupe).
* Formation, prix et récompenses qu’il a reçus.
* Est-t-il présent dans des collections privées ou publiques.
* Positions que l’artiste a pu occuper (artiste résident, professeur, conférencier, écrivain, etc.)
* Les publications qui mentionnent l’artiste (sites d’art, livres, catalogues, revues d’art, etc.)

Une grande partie de ces données sont facilement accessibles en effectuant une recherche rapide sur Internet. Et, même si vous ne parvenez pas à recueillir l’ensemble de ces informations, vous vous serez déjà fait une idée sur le profil de l’artiste et sur ses réalisations.

Pour  résumer, si vous êtes dans une galerie d’Art et que vous regardez une œuvre, commencez par taper le nom de l’artiste sur votre Smartphone :

  • si vous êtes devant une toile de Basquiat, vous ne trouverez peut-être pas le nom de l’école d’art où il a étudié (il a quitté l’basquiatécole secondaire avant la fin de ses études…), mais le nombre d’informations que vous trouverez vous permettra de comprendre rapidement pourquoi le tableau que vous regardez vaut probablement beaucoup plus qu’une villa de luxe….
  • si vous êtes devant une toile de John Deuf, que votre recherche vous indique uniquement le nom de l’école des beaux-arts dans laquelle il a étudié, et que le galeriste vous propose d’acheter son tableau à un prix à 5 chiffres, vous devriez pouvoir faire baisser le prix sans trop de problème.

A suivre…

Julien CHAMLA (www.artists-planet.eu – Conseil en marketing d’Art) – Paru dans www.ashdodcafe.com

Le Musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (2)

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (2)
(un article ARTISTS PLANET paru dans FUTE MAGAZINE)

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (suite de l’article paru dans le numéro de Futé Magazine du mois de juin)

L’institution est unique en ce sens qu’elle offre, dans le même temps, à la société israélienne et à l’Etat un lieu d’éducation, de recherche et d’activités pratiques.Pour le visiteur, le parcours commence avec des extraits du film yithak-1documentaire remémorant la manifestation à la fin de laquelle Rabin a été assassiné.

Il est ensuite invité à revenir en arrière, dans les années 1920, en Palestine.

En référence au célèbre musée d’art moderne Guggenheim de New York, le musée israélien possède une structure en hélice : un couloir descendant en spirale présente la vie de Rabin. Le long d’un mur de ce passage, se trouvent des documents sur l’histoire d’Israël. Au sol, des indications rappellent les grands moments de l’histoire du pays.

De part et d’autre de cette spirale, le visiteur peut accéder à des salles d’exposition. Il y trouve traité, à chaque fois, un thème caractéristique d’une certaine période de l’hiartiste-planet-fute-magazine-1stoire. La découverte se fait également par l’intermédiaire de photos, de cartes géographiques et de témoignages filmés de l’époque. Sur le sol, à nouveau, des panneau
x mentionnent les faits marquants de l’actualité internationale. Chacune des sept salles représente donc une époque précise qui a marqué la vie de Rabin : sa jeunesse à Tel Aviv, ses années à l’armée et enfin sa carrière de politicien.

Et au bout du couloir, se trouve une dernière salle présentant la réplique du salon de la famille Rabin. Elle est protégée par une baie vitrée et, d’une certaine manière, elle ramène le spectateur à la vie quotidienne…

Nicole SURKES (www.artists-planet.eu– Paru dans FUTE MAGAZINE

 

Le Musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (1)

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin
(un article ARTISTS PLANET paru dans FUTE MAGAZINE)

Au nord de Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, se trouve le Centre Yitzhak Rabin, nommé ainsi en mémoire du Premier ministre assassiné le 4 novembre 1995.

Il est situé sur une petite colline qui offre une vue panoramique sur le Parc Hayarkon d’un côté, et sur le centre de Tel Aviv de l’autre, à un endroit historique.artiste-planet-fute-magazine-musee-2

Entre 1954 et 1956, en effet, le gouvernement israélien y avait fait construire une centrale secrète, appelée «Reading G» ou «J’ora», afin de pouvoir continuer à fourni
r de l’électricité en cas de bombardement ennemi.

Ce lieu est aujourd’hui couvert de bâtiments d’intérêt public.

Le Centre Yitzhak Rabin se trouve donc, actuellement, entre le musée Erez Israel et le musée du Palmach, à proximité de l’Université de Tel Aviv et de Beth Hatefutsoth, le musée de la Diaspora.

Il a été inauguré en 2005, dix ans après l’assassinat de Rabin, et héberge une bibliothèque, un centre de recherches et un musée qui n’a été ouvert au publicyithak-5 que plus tard (2010).

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin est le premier et seul musée qui retrace à l’heure actuelle l’histoire de la création de l’Etat d’Israël et le développement de sa jeune démocratie. Le centre Begin à Jérusalem le faisant de façon différente. Comme son nom l’indique, il commémore le travail de Rabin et en perpétue l’héritage. Et il explore les conséquences que la société israélienne doit tirer de son assassinat.

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Nicole SURKES (www.artists-planet.eu– Paru dans FUTE MAGAZINE

 

« Dialogue(s) Chromatique(s) » – Une exposition de Roger Michel PETIT et de Cathie de Marseille

« Dialogue(s) Chromatique(s) »
Une exposition de Roger Michel PETIT Et Cathie de MARSEILLE

 Vertiges en Provence et le collectif UtopiArt vous invitent au vernissage de l’exposition « Dialogue(s) Chromatique(s) », des peintres Roger Michel PETIT et Cathie de Marseille, qui aura lieu au CMA Chartreux vendredi 3 février à 18h.

Dans le cadre de l’exposition qui restera accrochée jusqu’au vendredi 10 février, le public pourra découvrir des œuvres des deux artistes, dont les univers thématiques et picturaux semblent à première vue diamétralement opposés, et qui se rencontrent ici dans une lecture qui, au final, devient complémentaire.

Roger Michel PETIT est reconnu en France et à l’international pour ses portraits torturés, qui soulignent la souffrance inhérente à la condition humaine.

A travers son geste académique, précis, sobre, le noir et blanc de ses visages et de ses corps, l’artiste interpelle par le réalisme de ses tableaux sur la misère, la solitude et la folie, mais aussi sur l’espoir d’un possible inspiré par la nature.

Cathie de Marseille, artiste peintre, poète, musicienne, vient contrebalancer son approche en l’adoucissant avec son univers optimiste et coloré, ses portraits et ses paysages dessinés au pastel.

C’est dans cet entre-deux que se dessine la complémentarité des deux artistes, que tout semble opposer, dans une charge émotionnelle et picturale qui porte en elle l’équilibre et l’identité duale qui porte l’exposition des  « Dialogue(s)  Chromatique(s) ».

Dialogue(s) Artistique(s):

Mercredi 8 février à partir de 14 h30  les visiteurs de l’exposition sont invités à découvrir et à participer aux « Dialogue(s) Artistique(s) », un intermède poétique et musical auquel participeront plusieurs artistes, musiciens et poètes qui animeront des ateliers.

14h30
Gilles Boretti : – guitare brésilienne

15 H15
Passeport pour la Poésie, l’association marseillaise qui, depuis 30 ans, communique sa passion « Pour une Poésie Vivante »: conférences, cafés-poésie, ateliers, spectacles de poésie, chansons, émissions de radios, rencontres.

Son président fondateur Guy FEUGIER, médaille d’or de la poésie, rencontrera des jeunes de tous âges pour leurs dire des poèmes, les faire lire et écrire

17h30 :
Cathie de Marseille présentera son dernier album

Informations :
CMA Chartreux : 108 bd Françoise Duparc 13004 -métro chartreux / bus 72.

Horaires d’ouverture :
du lundi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h

Contacts :
06 03 56 56 24  / cathiegd@orange.fr

« Signes d’Iran » au Musée d’Art Islamique de Jérusalem

L’expo « Signes d’Iran » au Musée d’art islamique 
(un article ARTISTS PLANET paru dans FUTE MAGAZINE)

Une semaine après l’ouverture d’une exposition internationale de caricatures anti-israéliennes à Téhéran, le musée L.A. Mayer de Jérusalem a inauguré, le 19 mai dernier, une exposition tournante sous le titre Signe d’Iran. 

L’exposition, qui restera accrochée au musée jusqu’au 19 novembre, débute
avec deux affiches datant des années 60 : l’une de Morteza Momayez et l’fute-magazine-artists-planetautre de Ghobad Shiva, artistes considérés comme les « pères » du poster contemporain iranien.

Le visiteur va parcourir une période de 40 ans, au cours de laquelle les 60 affiches exposées ont servi de support pour rendre public un événement culturel, ou bien pour traiter un thème politique ou encore simplement pour exprimer une vue artistique.

Sur les 27 artistes représentés, presque la moitié sont des femmes.

Le moyen d’expression fédérateur d’un grand nombre de ces posters est la calligraphie, le plus élevé des arts de l’Islam. Les calligraphies réalisées prennent parfois des formes figuratives. Elles peuvent non seulement cacher une image mais aussi la souligner.artiste-planet-fute-magazine-exposition-iran

Yossi Lemel, initiateur de cette exposition, a essentiellement travaillé avec la Galerie Morave de Brno en République tchèque ainsi qu’avec la Triennale d’affiches de Trnava en Slovaquie. Et c’est la première fois qu’un tel nombre d’affiches iraniennes est exposé.

Seul le temps pourra dire si un rapprochement entre Israël et les autres pays du Moyen-Orient est possible.

Nicole SURKES (www.artists-planet.eu– Paru dans FUTE MAGAZINE