Le musée Arié Klang House

Le musée Arié Klang House
(un article ARTISTS PLANET paru dans ASHDOD CAFE)

Arie Klang House est le troisième lieu d’exposition de la ville d’Ashdod, inauguré très artists-planet-ashdod-caferécemment (début 2016). A l’instar du musée d’art, il présente sur trois étages des expositions tournantes. Dans la salle située au sous-sol, la direction a choisi de montrer des chaises, conçues par des artistes locaux, qui mettent en scène le thème souvent traité dans l’histoire de l’art de la chaise vide.  Cette première présentation se compose de soixante-dix chaises. Tout le monde – petit ou grand – peut ainsi y trouver son compte !

Par Nicole SURKES   (www.artists-planet.eu) – Paru dans www.ashdodcafe.com

 

Anna Ticho: Jérusalem sous le pinceau d’une Roula H’adasha

Anna Ticho : Jérusalem sous le pinceau d’une roula h’adasha
(un article ARTISTS PLANET paru dans « ROULA MAGAZINE »)

Anna Ticho est certainement parmi les premières roulas d’Israël à avoir marqué son époque en tant qu’artiste de renommée mondiale. 

Anna Ticho est née en 1894 en République tchèque. Sa famille s’installe à artists-planet-roula-magazine-1
Vienne alors qu’elle est adolescente. A l’âge de 15 ans, elle prend des leçons de dessin puis s’inscrit en école d’art.

En 1912 elle épouse le Dr Abraham Albert Ticho, avec qui elle fait sa Alya et s’installe à Jérusalem.

Avec l’aide d’Anna, Albert y ouvre la première clinique ophtalmologique d’Israël.

La jeune roula commence à dessiner son entourage et son nouvel environnement au crayon ou à l’encre: les patients de son époux, les paysages, les fleurs…

Eartists-planet-roula-magazine-2lle commence par essayer de capter l’étrangeté des paysages rocheux et arides de ce « territoire vierge », où l’on ressent « solitude et éternité », comme elle l’écrit dans une de ses lettres que l’on a pu conserver. Sa vision de Jérusalem reste singulière et personnelle, non nécessairement réaliste.

Par la suite, elle se met à la peinture à l’eau. Ses aquarelles de fleurs couleur pastel sont très facilement reconnaissables.

La demeure des Ticho est aujourd’hui un petit musée appartenant au musée d’Israël. On y trouve une bibliothèque, restée fidèle à l’originale, contenant des ouvrages d’art et de littérature, des livres sur Jérusalem…

On peut y retrouver l’esprit d’une époque ainsi que des expositions temporaires.

Quelques mois avant son décès, en 1980, le Prix Israël lui est décerné.

Son nom est son œuvre subsistent dans les musées d’Israël et aux quatre coins du globe.

Nicole SURKES, la roula d’www.artists-planet.eu (paru dans Roula Magazine)

 

Hamsa Hamsa Hamsa – L’exposition d’été du Musée d’Art Islamique de Jérusalem

Hamsa Hamsa Hamsa – L’exposition d’été du Musée d’Art Islamique de Jérusalem
(un article ARTISTS PLANET paru dans ASHDOD CAFE)

Une exposition traitant du motif musulman qui est devenu une partie inséparable de l’identité israélienne contemporaine se tient cet été au musée d’art islamique de Jérusalem.
Une cinquantaine d’artistes et designers israéliens de différents domaines présentent leur nouvelle version de Hamsa.

Projet spécial pour l’exposition:
Un travail de recherche visuelle avec des centaines de hamsa historiques provenant de collections privées du collectionneur de Judaica et William Gross, l’un des plus grands collectionneurs de Hamsa au monde.
L’œuvre met en lumière la forme et les origines de la Hamsa. « L’arbre du bon œil » Une grande installation de l’artiste multidisciplinaire Itamar Falluja, qui « ouvre » les yeux, sur ces talismans contre le mauvais œil, sera placée à l’entrée du musée; Zeev Engelmayer présentera Hamoshka, la plus jeune sœur de Shoshka, qui a été créée spécialement pour l’exposition. Une exposition unique de dizaines de hamsa qui reflètent la richesse inimaginable du hamsa commercial en Israël

Le Hamsa, l’un des motifs et objets les plus populaires de notre culture est devenue au fil des années un objet traditionnel avec un rôle magique à la fois dans la culture musulmane et juive, un objet emblématique représentant la culture populaire et l’art. Dans le processus d’évolution culturelle, la production de  »Hamsa » est devenue commerciale et a pénétré de nombreux domaines de la vie : publicités et affiches de rue, entreprises et institutions publiques, tels que les porte-clés. De nombreuses couches de la population possèdent un  Hamsa, devenu une partie inséparable de l’identité israélienne d’Israël.
Le Musée d’art islamique de Jérusalem ouvrira en mai une exposition de grande envergure appelée «Hamsa Hamsa Hamsa» qui s’étendra sur l’ensemble du Musée et au-delà, et traitera entièrement de Hamsa. L’exposition proposera exactement 555 Hamsa différents, un numéro typologique et un point de rupture record dans la présentation d’articles sur ce sujet dans une exposition en Israël !

 

L’exposition est divisée en trois parties, chacune représentant différentes manifestations du Hamsa :

Dans la première partie, un vaste projet sera présenté, notamment pour une exposition initiée par le musée.
Une cinquantaine d’artistes et de designers de divers domaines, dont: peinture et sculpture, nouveaux médias, communication visuelle, design industriel, design de produits, bijoux et Judaica présenteront leur propre nouvelle version de Hamsa.

La deuxième partie de l’exposition présente un projet visuel à grande échelle basé sur une revue de centaines de Hamsa historiques de la collection privée du collectionneur de Judaica, William Gross, considéré comme l’un des plus grands collectionneurs de Hamsa au monde.

La troisième partie de l’exposition consiste en une exposition unique de dizaines de Hamsa qui reflètent la richesse inimaginable d’articles commerciaux en Israël.
Le but de cette exposition est de refléter la façon dont le Hamsa a fait un artefact traditionnel avec un rôle magique pour un objet emblématique qui représente l’art et la culture populaire, traversant les populations et les époques. Certaines de

ces Hamsa ont été achetés dans les étals du marché de la vieille ville de Jérusalem. Ceux-ci sont définitivement destinés aux touristes, et comme en témoignent les symboles et inscriptions qui les accompagnent, sont destinés principalement aux touristes étrangers. En revanche, les magasins « Tout a 1 shekel » rue de Jaffa, dans les étals du marché Mahane Yehuda de Jérusalem, le marché Ha Carmel, le marché aux puces de Jaffa et les conservateurs du marché de Ramle-Lod les Hamsa trouvés sont destinés à un public local.
Des Hamsa supplémentaires ont été apportés de lieux «chargés» de sainteté, tels que la place du Mur occidental, les tombes des justes, etc.

L’exposition, fondée sur une croyance populaire enracinée dans la culture des peuples islamiques, constitue la base du musée et propose aux visiteurs une nouvelle perspective sur la culture islamique, à travers le dialogue entre l’art contemporain et le dialogue interculturel arabe et juif.

un catalogue spécial édité en trois langues, comporte six articles détaillés sur le Hamsa et la magie en général.
L’article du Prof. Yuval Harari, dans les premières pages du catalogue, cherche à expliquer les principes, les actions et les buts de la magie en général et de la magie juive en particulier.
Un article de Mme Idit Sharoni, conservatrice du musée « Be Careful », décrit les coutumes pour protéger l’homme des regards ravageurs et mauvais des femmes d’Irak.
La professeure Rachel Milstein traite du thème du Hamsa dans l’art et de son lien avec la main de Dieu.
Le professeur Gideon (Gidi) Bukh souligne les contacts entre la magie juive et la magie islamique au Moyen Age et à l’époque moderne.
Le professeur Shalom Tzabar décrit le processus de judaïsation de la Hamsa et de son incarnation dans l’art populaire israélien.
Dr. Rubik Rosenthal emmène le lecteur dans un voyage linguistique au sujet du Hamsa, en montrant différentes manières de rencontrer la foi et la langue populaires.

Musée d’art islamique
2 Palmach Street, Jérusalem
Téléphone: 02-5661291
www.islamicart.co.il
Heures d’ouverture:
Du lundi au mercredi: de 10h00 à 15h00
Le jeudi: de 10h00 à 19h00
Du vendredi au samedi: de 10h00 à 14h00

Conservateurs: Dr. Shirat-Miriam (Mimi) Shamir, Ido Noy

LA BIENNALE DE JÉRUSALEM D’ART JUIF CONTEMPORAIN

La Biennale de Jérusalem d’art juif contemporain
(un article ARTISTS PLANET paru dans ASHDOD CAFE)

La 3e Biennale d’art contemporain de Jérusalem a ouvert ses portes avec l’arrivée de la fête de Souccot 2017, le 1er octobre, pour les refermer le 16 novembre.

Une rencontre multipolaire puisque, cette fois-ci, elle s’est déclinée en 27 expositions, qui se sont tenues dans de nombreux espaces, des deux côtés de la ville.

A l’origine de cette biennale, la vision d’un de ses habitants, Ram Ozeri. Après des études de philosophie, il décide, alors âgé de 30 ans, de faire l’école des beaux-arts de Bezalel, à Jérusalem. Il en sort convaincu que la ville doit se doter d’une interface qui permette à l’art juif contemporain de s’exprimer, puisque l’illustre école d’art ne le permet pas : il lui faut une biennale !

 La première édition de cet événement biannuel s’est déroulée à Jérusalem en septembre-octobre 2013, où 59 artistes ont présenté leurs œuvres. Une première biennale qui a compté 6 expositions, 28 performances de danse et de musique, des débats ainsi que des ateliers.

Avec cette première biennale, Ram Ozeri a montré qu’une demande existait vraiment. Il a ainsi mis en place une base sur laquelle construire plus grand et plus impressionnant.

La 2e Biennale de Jérusalem s’est tenue sur le thème de « l’art présent », avec un nombre bien plus grand d’artistes exposés, par rapport au premier événement : 200 exposants amenés par des commissaires, dont près de la moitié venus de l’étranger ; parmi les artistes israéliens, de grands noms comme Sigalit Landau et Motti Mizrachi.

Cette fois-ci, les artistes ont exposé leurs œuvres dans 7 espaces d’accueil différents, souvent plus importants que ceux offerts dans le cadre la 1re Biennale, tels la Tour de David, musée emblématique de la porte de Jaffa, et l’institut Van Lear, proche de la résidence officielle du président d’Israël.

Très impressionnée, la Keren Kayemet Le Israël a convié à San Diego, pour sa conférence annuelle d’avril 2016, quelques-unes des expositions de cette 2e Biennale.

Le thème choisi pour la 3e Biennale, « Watershed » (« ligne de partage des eaux », « tournant » ou encore « moment critique »), ouvrait un large champ d’interprétation et donc de possibilités de regard sur les œuvres exposées.

En outre, il permettait d’éclairer certains sujets à l’aune du temps qui passe et des changements d’époque ; de s’attaquer même quelquefois à des tabous. Le film sur les femmes juives intouchables de l’exposition Mamzerim en était une bonne illustration.

Pour cette 3e édition, Ram Ozeri a pu, à nouveau, compter sur la précieuse collaboration de commissaires familiers avec l’art contemporain juif, tels que le Dr. Shirat-Miriam Shamir et Ido Noy. En tandem et en un seul espace (sur les 8 du parcours de la biennale), ces-derniers ont présenté le travail de 33 artistes issus de l’école des beaux-arts de Bezalel. L’exposition, intitulée « Keep it light » (« light », au double sens de lumière ou de légèreté), a présenté 33 œuvres symbolisant, chacune à sa manière, la lumière qui nous accompagne de la naissance à la mort.

A l’heure actuelle, les préparatifs en vue de la 4e édition de la Biennale de Jérusalem sont en cours. Son thème n’est pas encore connu mais sa date d’ouverture est, d’ores et déjà, fixée au 10 octobre 2019. Ram Ozeri espère pouvoir présenter des artistes de son choix, outre les expositions organisées par les commissaires. On l’attend donc plus importante encore que les précédentes !

Par Nicole SURKES   (www.artists-planet.eu) – Paru dans www.ashdodcafe.com

 

Le Musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (2)

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (2)
(un article ARTISTS PLANET paru dans FUTE MAGAZINE)

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (suite de l’article paru dans le numéro de Futé Magazine du mois de juin)

L’institution est unique en ce sens qu’elle offre, dans le même temps, à la société israélienne et à l’Etat un lieu d’éducation, de recherche et d’activités pratiques.Pour le visiteur, le parcours commence avec des extraits du film yithak-1documentaire remémorant la manifestation à la fin de laquelle Rabin a été assassiné.

Il est ensuite invité à revenir en arrière, dans les années 1920, en Palestine.

En référence au célèbre musée d’art moderne Guggenheim de New York, le musée israélien possède une structure en hélice : un couloir descendant en spirale présente la vie de Rabin. Le long d’un mur de ce passage, se trouvent des documents sur l’histoire d’Israël. Au sol, des indications rappellent les grands moments de l’histoire du pays.

De part et d’autre de cette spirale, le visiteur peut accéder à des salles d’exposition. Il y trouve traité, à chaque fois, un thème caractéristique d’une certaine période de l’hiartiste-planet-fute-magazine-1stoire. La découverte se fait également par l’intermédiaire de photos, de cartes géographiques et de témoignages filmés de l’époque. Sur le sol, à nouveau, des panneau
x mentionnent les faits marquants de l’actualité internationale. Chacune des sept salles représente donc une époque précise qui a marqué la vie de Rabin : sa jeunesse à Tel Aviv, ses années à l’armée et enfin sa carrière de politicien.

Et au bout du couloir, se trouve une dernière salle présentant la réplique du salon de la famille Rabin. Elle est protégée par une baie vitrée et, d’une certaine manière, elle ramène le spectateur à la vie quotidienne…

Nicole SURKES (www.artists-planet.eu– Paru dans FUTE MAGAZINE

 

Moshe GERSHUNI « Un cri de douleur »

Moshe GERSHUNI  « Un cri de douleur »
(UN ARTICLE ARTISTS PLANET PARU DANS ASHDOD CAFE)

Le 23 janvier 2017 le peintre et sculpteur Moshe Gershuni s’est éteint à l’âge de 80 ans. Avec lui, c’est une part d’âme de l’art israélien qui disparait.

Moshe GERSHUNI est né à Tel Aviv en 1936. Ses parents Yona et Zvi Kuttner, originaires de Pologne, ont immigré en Israël en 1929.

Le jeune Moshe a grandi dans une famille laïque, mais fréquentait une école religieuse et par la suite son œuvre sera très marquée par le Judaïsme.

L’artiste s’inscrit à l’Institut Avni d’Art et de Dessin où il commence son apprentissage auprès d’Avigor Steimatzky et de Yehezkel Steichman.

La reconnaissance de Moshe GERSHUNI en tant qu’acteur de premier plan du monde de l’art israélien arrive très tôt, et sa première exposition individuelle au Musée d’Israël de Jérusalem a lieu en 1969.

En 1980 il expose avec le sculpteur Micha Ullman à la Biennale de Venise, la même année, il commence à être représenté par la galerie Givon, de Tel Aviv.

L’œuvre de Gershuni est unique en son genre par ses nombreux aspects et ses dessins, peintures ou sculptures ont toujours laissé une place prépondérante à l’interprétation, jouant sur une vaste palette d’émotions.

L’artiste travaille parfois à l’horizontal, couvrant le sol avec du papier, se mettant à quatre pattes pour y imprimer ses mains pleines de peinture.

Son univers artistique, d’un réalisme presque physique, emprunte parfois à une iconographie religieuse, mettant en exergue des extraits de textes, et le judaïsme est souvent présent.

Ses convictions politiques et son engagement social sont omniprésentes dans son œuvre et l’une des raisons pour lesquelles, en 2003, Gershuni a refusé de se voir remettre le prix d’Israël par la ministre de la culture est que l’artiste n’a pas voulu se retrouver en présence du Premier Ministre Ariel Sharon et lui serrer la main.  A l’époque, le jury avait justifié son choix en disant de Gershuni qu’il était l’ « un des artistes les plus originaux d’Israël », et décrit son art comme un véritable « cri de douleur », un cri exprimant les souffrances du pays dans lequel il vivait.

Par Nicole SURKES   (www.artists-planet.eu) – Paru dans www.ashdodcafe.com

Le Musée israélien du Centre Yitzhak Rabin (1)

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin
(un article ARTISTS PLANET paru dans FUTE MAGAZINE)

Au nord de Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, se trouve le Centre Yitzhak Rabin, nommé ainsi en mémoire du Premier ministre assassiné le 4 novembre 1995.

Il est situé sur une petite colline qui offre une vue panoramique sur le Parc Hayarkon d’un côté, et sur le centre de Tel Aviv de l’autre, à un endroit historique.artiste-planet-fute-magazine-musee-2

Entre 1954 et 1956, en effet, le gouvernement israélien y avait fait construire une centrale secrète, appelée «Reading G» ou «J’ora», afin de pouvoir continuer à fourni
r de l’électricité en cas de bombardement ennemi.

Ce lieu est aujourd’hui couvert de bâtiments d’intérêt public.

Le Centre Yitzhak Rabin se trouve donc, actuellement, entre le musée Erez Israel et le musée du Palmach, à proximité de l’Université de Tel Aviv et de Beth Hatefutsoth, le musée de la Diaspora.

Il a été inauguré en 2005, dix ans après l’assassinat de Rabin, et héberge une bibliothèque, un centre de recherches et un musée qui n’a été ouvert au publicyithak-5 que plus tard (2010).

Le musée israélien du Centre Yitzhak Rabin est le premier et seul musée qui retrace à l’heure actuelle l’histoire de la création de l’Etat d’Israël et le développement de sa jeune démocratie. Le centre Begin à Jérusalem le faisant de façon différente. Comme son nom l’indique, il commémore le travail de Rabin et en perpétue l’héritage. Et il explore les conséquences que la société israélienne doit tirer de son assassinat.

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Nicole SURKES (www.artists-planet.eu– Paru dans FUTE MAGAZINE

 

« Signes d’Iran » au Musée d’Art Islamique de Jérusalem

L’expo « Signes d’Iran » au Musée d’art islamique 
(un article ARTISTS PLANET paru dans FUTE MAGAZINE)

Une semaine après l’ouverture d’une exposition internationale de caricatures anti-israéliennes à Téhéran, le musée L.A. Mayer de Jérusalem a inauguré, le 19 mai dernier, une exposition tournante sous le titre Signe d’Iran. 

L’exposition, qui restera accrochée au musée jusqu’au 19 novembre, débute
avec deux affiches datant des années 60 : l’une de Morteza Momayez et l’fute-magazine-artists-planetautre de Ghobad Shiva, artistes considérés comme les « pères » du poster contemporain iranien.

Le visiteur va parcourir une période de 40 ans, au cours de laquelle les 60 affiches exposées ont servi de support pour rendre public un événement culturel, ou bien pour traiter un thème politique ou encore simplement pour exprimer une vue artistique.

Sur les 27 artistes représentés, presque la moitié sont des femmes.

Le moyen d’expression fédérateur d’un grand nombre de ces posters est la calligraphie, le plus élevé des arts de l’Islam. Les calligraphies réalisées prennent parfois des formes figuratives. Elles peuvent non seulement cacher une image mais aussi la souligner.artiste-planet-fute-magazine-exposition-iran

Yossi Lemel, initiateur de cette exposition, a essentiellement travaillé avec la Galerie Morave de Brno en République tchèque ainsi qu’avec la Triennale d’affiches de Trnava en Slovaquie. Et c’est la première fois qu’un tel nombre d’affiches iraniennes est exposé.

Seul le temps pourra dire si un rapprochement entre Israël et les autres pays du Moyen-Orient est possible.

Nicole SURKES (www.artists-planet.eu– Paru dans FUTE MAGAZINE

 

Les couleurs de David GERSTEIN

Les couleurs de David Gerstein
(un article ARTISTS PLANET paru dans ASHDOD CAFE)

David Gerstein est né à Jérusalem en 1944. Il a parcouru le monde grâce à son art et vit aujourd’hui en Israël, mais ses œuvres sont exposées aux quatre coins du globe.

telechargementL’évolution artistique de Gerstein explique la place particulière qu’il tient dans le monde de l’art en Israël. Son parcours universitaire l’a mené vers les plus prestigieuses écoles d’art au monde et lui a permis d’apporter à son pays des techniques et tendances nouvelles.

En 1965, il entre à l’Ecole des beaux-arts de Bezalel à Jérusalem où, durant deux années, il apprend les bases. Il part ensuite à Paris pour étudier avec Roger Chapelain-Midy, alors chef d’atelier, à l’École nationale supérieure des beaux-arts. Deux ans plus tard, il se rend à l’Art Students League de New York, où il se concentre
sur la peinture de portraits et les estampes.

À 26 ans, il retourne en Israël et devient professeur à l’Ecole des beaux-arts de Bezalel.

Il commenimagesce par enseigner le dessin puis rejoint le département de Joaillerie / Création de bijoux de la faculté. L’introduction du design danois, du
minimalisme ainsi que d’autres tendances contemporaines figurent parmi ses importantes contributions. Il a également fait en sorte que la joaillerie puisse bénéficier de la même place que l’art contemporain.

Doudou Gerstein débute en tant que peintre figuratif et illustrateur de livres pour enfants.

Il reçoit le prix de l’illustration du musée d’Israël. Ses années d’enseignement à l’Ecole de Bezalel lui permettent, entre autres, de se lancer dans la sculpture. Ses sculptures post-pop se caractérisent par des couleurs vives et des découpes d’acier multicouches.

En 1971, la Galerie Engel de Jérusalem expose ses dessins figudavid_gerstein_aparatifs et ses aquarelles. Un an plus tard, la Maison des Artistes de Jérusalem présente de grandes peintures à l’huile représentant à la fois des scènes intérieures et des bords de mer. Ce travail lui vaut des critiques enthousiastes mais Gerstein doit quand même se battre pour légitimer l’art figuratif, à l’heure où l’art conceptuel est la norme à Jérusalem.

La première sculpture extérieure de Gerstein lui est commissionnée pour un jardin public de Jérusalem en 1988. Suivent d’autres installations, comme par exemple celle du Musée Ouvert de Tefen, dans le nord d’Israël.

Ses installations dépassent largement les frontières israéliennes.

Flora & Fauna (Flore & Faune) est à Séoul, en Corée du Sud, et Cypress (Cyprès) se trouve au musée juif de Rome, pour n’en citer que quelques-unes.

Parmi ses sources d’inspiration figurent les papillons, les oiseaux, les cactus, les cyclistes ou encore limages-1es cœurs.

Les œuvres de David Gerstein sont depuis longtemps exposées et vendues dans le monde entier. Lors d’un récent voyage en France, j’ai eu l’occasion d’admirer l’une de ses installations dans une grande galerie de Montmartre.

 Nicole SURKES (www.artists-planet.eu) – Paru dans www.ashdodcafe.com

 

Les Roulas d’Abel Pann (2)

Les Roulas d’Abel Pann
(un article ARTISTS PLANET paru dans « ROULA MAGAZINE »)

Deuxième partie:

De 1912 à 1913, après avoir roulé sa bosse en Europe et en Egypte, Abel Pann séjourne en  Palestine. A l’invitation de Boris Schatz, directeur-fondateur de l’École des Beaux-arts de Bezalel, il va y enseigner la peinture.

Sioniste convaincu, il rentre en France pour organiser son départ définitif. Mais ses projets sont retardés par la déclaration de guerre.artists-planet-roula-magazine-5

Entre 1914 et 1917, il réalise des affiches populaires destinées à éveiller le sentiment patriotique et à renforcer le moral des Français.

Dans le même temps, la situation des juifs sur le front oriental l’inquiète. Ils subissent, depuis juillet 1914, des exactions de la part de l’armée tsariste et de la population polonaise. Abel Pann dénonce ces persécutions par une impressionnante suite de dessins. Malheureusement, l’ambassadeur russe à Paris intervient pour en empêcher la publication.

En 1917, certain que les juifs de la diaspora seront toujours perdants, Abel Pann part pour les États-Unis.

Ce n’est qu’en 1920 qu’il s’établit définitivement en Palestine, où il enseigne à l’École des Beaux-Arts de Bezalel.

Il entameartists-planet-roula-magazine-3 alors une œuvre monumentale : les 5 livres de la Thora en lithographies.  Puis décide de mettre un terme à sa fonction de professeur pour ne se consacrer plus qu’à son art.

Pour peindre les roulas de la Bible, il choisit comme modèles de jeunes juives yéménites ou bédouines. Très méticuleux, il réalise tout d’abord des aquarelles dans des couleurs très vives, avant de créer ses lithographies. Un témoignage du droit du peuple juif à la Terre promise.

Abel Pann est un des premiers artistes israéliens à s’être fait un nom dans son propre pays, et à l’étranger. Il est mort en 1963.

 Nicole SURKES, la roula d’www.artists-planet.eu (paru dans Roula Magazine)